Bonjour, ayant étudié ce journaliste, voici des éléments que j'ai pu glaner dans les journaux de l'époque et ici et là (voir notamment Simard-Houde, M. (2017). La plume et l’aile. L’épopée aéronautique française, entre presse et édition (1908-1945). Mémoires du livre / Studies in Book Culture, 8 (2).
https://doi.org/10.7202/1039698ar ):
Aviateur amateur et reporteur aéronautique, il se consacre à des reportages sur l'aviation à partir de 1926. Dans les années Trente, il est en charge de la rubrique aéronautique de L'Intransigeant, tout en collaborant régulièrement au Miroir du Monde, au Miroir des sports et à Match-L'Intran. D'après Hervé de Kérillis, c'est « un des journalistes aéronautiques les mieux informés, pour ne pas dire le mieux informé. Il ne suit aucune politique. ». Il devient informateur accrédité au ministère de l'Air. Je pense que ses articles de 1938-1939 en font même un porte-parole du ministère (c'est ce que des journaux concurrent sous-entendent).
Il joue de la posture du pilote à des fins sensationnalistes, entretenant une forme de brouillage entre reporter et aviateur. Il préfacera deux ouvrages des pilotes Costes et Bellontes (Deux records du monde et Paris New-York). Sous l'Occupation, il collabore avec le journal Comoedia en 1943.