Bonsoir à tous,
effectivement, aucun rapport. Mais dès qu'il s'agit des femmes pilotes, c'est souvent n'importe quoi sur Wiki.
Chose amusante, elle aurait dû être connue et immatriculée sous son vrai nom : Bray. Dans tous les documents militaires et dans les journaux, on la nomme Bray-Bouquet. Mais elle ne sera officiellement Mme Bouquet que quelques semaines avant le décès de son mari, en 1959.
Elle est née le 23 mars 1911 à Paris. Comme le précise Franck, elle a souvent volé avant la guerre. D’abord à l’Aéro-Club de Roye et du Santerre où elle a obtenu son brevet de tourisme n°6344, homologué le 9 septembre 1936. Elle habitait alors place de l’Hôtel de ville à Roye, où son père tenait un bazar. Elle a ensuite rejoint l’Aéro-Club de Picardie en février 1937. Un aéro-club dynamique qui possède plusieurs avions et qui a ouvert une section d’aviation sanitaire puis une section d’aviation populaire. Paulette Bray vole alors sur le Potez 600 du club. Elle s’initie au pilotage sans visibilité fin 1937, sur le parcours Amiens – Roye – Reims - Amiens. Son 2e degré est homologué le 4 avril 1938.
Elle s’entraîne également à l’école spéciale d’acrobatie Morane-Saulnier, à Villacoublay, comme Leonide Lifar (le frère du danseur-étoile Serge Lifar) et François de Labouchère. Elle fait partie du premier groupe de femmes qui part à Châteauroux pour devenir pilotes militaires après s'être engagée le 13 décembre 1944. Elle y vole sur Caudron C.272 Luciole et sur Mauboussin 129. Puis elle est affectée à Kasba Tadla pour sa transformation sur bimoteur léger. Sa carrière d’aviatrice prend fin devant le médecin-chef, à Rabat. Il la juge médicalement inapte le 25 juin 1945, sans possibilité d’amélioration. C’est définitif. Comme Françoise Marzellier. Les trois femmes les plus connues - Elisabeth Lion, Yvonne Jourjon et Andrée Dupeyron - sont "éliminées" pour avoir dépassé la limite d'âge (élèves officiers en école). il était temps de s'en apercevoir.
Paulette Bray-Bouquet est décédée le 1er mai 1997 à Montréjeau (Haute-Garonne). L'histoire de toutes ces femmes est à lire dans les Ailes (numéros 13 à 15). Je reprendrai peut-être un jour leurs fiches dans Wikipedia. Mais j'ai tellement ramé pour Melk et Boselli. Ils ne voulaient pas prendre mes modifications sur le brevet de pilote de chasse. On m'a dit que les documents primaires (carnets de vol, dossiers d'officiers) ne comptaient pas. Il fallait que je cite des études ! Depuis ils ont remis Elisabeth Boselli première Française pilote de chasse !
https://aerotouraine.fr/le-12-fevrier-1946-quatre-francaises-sont-brevetees-a-tours/